Voici enfin la section sur les expressions utilisées au Québec! Je vous mets ici celles qui sont utilisées couramment et que j'ai donc eu le plaisir d'entendre dans ce charmant pays.
Personnellement, ayant vécu quelques années dans le nord, je trouve que cette langue est proche du ch'ti et elle utilise également quelques mots ou expressions bretonnes.
Donc, pour pouvoir vous intégrer correctement, voici les mots ou expressions qu'il est indispensable de connaître:
Les québécois ajoutent des "-tu" après les questions, et après n'importe quel pronom: T'en veux-tu? Il en veut-tu? Ils en veulent-tu? Tu m'écoutes-tu? Tu l'as-tu?
T'sais: Tu sais?
Pantoute: Pas du tout
C'est écoeurant ou C'est l'enfer (peut être extrêmement négatif OU extrêmement positif)
C'est plate: c'est ennuyant/ennuyeux
Ma blonde: Mon amoureuse
Cégep: Collège
Char: Voiture
Mon chum: Copain ou amoureux
Dépanneur: Petit magasin général
Des foufounes: Fesses
Une patate frite: Des frites
Une piasse: Un dollar
Une tuque: Bonnet d'hiver
Magasiner: Faire des achats
Minoucher: Caresser
Pogner: Agripper, empoigner ou encore avoir du succès en amour
Se pogner l'cul: Ne rien faire, paresser
Tirer la pipe à quelqu'un: Agacer, taquiner
Il fait frette: Il fait très froid
C'est pas si pire: C'est bien mais ça pourrait être mieux
Tu es fin: Tu es gentil
C'est platte: C'est ennyeux
Agace-pissette: Qualificatif que l’on donne à une fille qui s’habille de façon indécente
Avoir du fun: S’amuser, prendre du plaisir
Ca n’a pas de bon sens: C’est impossible
Ca s’peut tu ?: Est-ce possible ?
C’est correct: Tout va bien, ok
C’est kioute: c’est mignon
dépanneur: petite épicerie où l’on trouve tout et qui est ouverte au-delà des heures normales
déjeuner: petit-déjeuner
dîner: déjeuner (repas du midi)
Etre au boutte: En avoir assez de quelquechose
Etre croche: Etre malhonnête
Etre tanné: En avoir marre
Faire du pouce: Faire de l’auto-stop
Fête: anniversaire
Fifi: homosexuel
Fin de semaine: week end
Gosses: Testicules
Maringoin : petit insecte qui pique
Nettoyeur : pressing
Oreilles de Crisse: Plat typiquement québécois servi dans les cabane à sucre. Il s’agit de lanchettes de lard frites dans le saindoux
Pissette: Dans le langage familier pour désigner le pénis
Pitoune: Fille plutôt plantureuse
Quessé: Qu’est ce que tu fais ?
Questa: Qu’est ce que tu as ?
Se faire fourrer: se faire duper
Se sucrer le bec: se gaver de sucreries Sécheuse: Sèche-linge
Souliers: chaussures
Souper: Dîner
Têteux: Quelqu’un prêt à dire n’importe quoi pour obtenir des bonnes graces
Wo !: Ca suffit !
Les insultes (Ah! Si le capitaine Haddock avait été québécois!):
Niaiseux, niaiseuse, cave, épais, épaisse, tarla, innocent, sans-dessein, sans-génie, bozo, clown, colon, légume, mal-amanché, mal-engueulé, croûte, cacaille, zouave, tata, toton, totoche, têteux, têteuse, cruchon, cruche, guidoune, licheux, senteux, morveux, maniéreux, mouk-mouk, ti-coune, agrais, grand flanc mou, grand slaque, effronté, polisson, cochon, zouf, courailleux, pissou, taupin, face de boeuf, air bête, quétaine, guerlot, grébiche, v'limeux, seineux, pisseux, bretteux, colleux, ostineux, râleux, renifleux, écornifleux, chiâleux, tapon, baveux, barbeux, pouilleux, langue sale, mon écoeurant, ti-cul, gino, crotté, chien à culottes, pas-bon, poche, lètte, pioche, gratteux, poire, moron, vendu, pourri, tout-nu, mangeux d'marde, grosse torche, cornichon, braillard, r'chigneux, creton, fatiquant, achalant, gossant, gniochon, cucu, quétaine, casseux de party, petite vinyenne, poisseux, fendant, frappable, aguissable, patate, tête de cochon, tête de melon, tête de pioche, magané, marabout, mal-amanché, baquais, bavasseux, bavasseuse, beigne, pâte molle, péteux de broue, grosse plorine, poche-molle, tête-folle... Mettre "maudit" devant ces insultes en augmente l'effet. Ou encore...
Et puis, il y a les légendaires sacres...
Au Québec, pour blasphémer, il faut faire appel au vocabulaire religieux. Employez-les seulement entre amis (ou pour ajouter de la gravité à une insulte) car ils peuvent choquer et sont jugés socialement inacceptables et très grossiers. Il y a les sacres "durs" et les sacres "doux".
Les sacres durs les plus courants sont: crisse, tabarnaque, esti, calvaire, câlisse, ciboire, viarge, baptême et sacramant. On peut les combiner pour doubler ou tripler l'effet: osti de câlisse. On peut les sanctifier: saint-ciboire.
Les sacres doux sont des espèces de versions ramollies des sacres durs, ils sont donc moins choquants mais ne s'utilisent pas dans n'importe quelle circonstance non plus. Les plus courants sont: tabarslaque, tabarnouche, calvasse, calvince, tabouère, clisse, crime, batèche, sacramouille, cibolaque, christie, etc.
Les sacres peuvent être utilisés comme simple interjection (marquant la surprise, la douleur, la consternation). Ils peuvent être utilisés comme noms communs et deviennent alors des insultes (en mettant "un(e)" ou "le/la" devant). Ils peuvent qualifier (un calvaire de bon film), quantifier (il y en avait en tabarnaque) et certains sacres durs peuvent même servir de verbes (crisser, câlisser, décâlisser, déconcâlisser, etc.)
Il faut insister sur le fait que ces mots peuvent s'avérer extrêmement choquants, même si ils peuvent paraître plutôt inoffensifs et rigolos à des visiteurs étrangers. Ils s'utilisent dans un contexte très décontracté et amical, ou encore si vous voulez être très insultant (au risque de recevoir une claque sur la "yeule")!
Pour avoir un état des lieux plus exhaustifs, n'hésitez pas à visiter l'un de ces sites: République libre couleurs-quebec
|